Il y a toujours celui qui est un peu lourd.
Qui fait de la gymnastique mentale et physique à toutes heures du jour et surtout de la nuit.
Celui qui rit à ses blagues alors qu’elles sont ouvertement mauvaises.
C‘est qu’il revendique les lois du pathos comme seul et unique code civil.
Il entend un son, il voit une lumière et c’est l’extase.
Il va en faire propagande les prochaines heures ; épris du hasard, épris du sensible.
Alors fuis, tant qu’il est encore temps.
Rien n’y fait. Il s’agite. Il pense avoir ressenti le vivant.
Il croit avoir « trouvé ».
Mais que cherche t’il ?
Il ne le sait pas lui même mais il cherche.
Il joue au chien secouriste, la gueule à l’affut.
Il connaît tout le répertoire de Francis C.
Telle une prière, il l’articule intérieurement mais ne jure que musique électronique allemande. (Il faut garder bonne réputation).
Il collectionne les jeux périmés, les tables de mixage, les papiers bristols, les divinités en plastique,
les flutes, les robes vues dans les téléfilms américains des années 85, les disques et les posters de Céline Dion et surtout René.
Il aime Mac Donald et Marx Havelaar. (Et les confond souvent)
Comme le second, il est utopiste.
Dans son Utopia, il a nommé père et mère, Président et Reine.
Le Président, surtout parce qu’il a organisé un coup d’état et qu’il a payé sa tournée de chichon.
La Reine, surtout parce qu’elle est belle et qu’elle a payé sa tournée de nichon.
Indépendant (car rien ne l’arrête), il est pour la vie en communauté.
Une « House Of Love » comme diraient nos amis des états d’outre atlantique.
Il aime le doublecheeseburger mais préfère le xingar.
Il aime les licornes mais préfère les pottoks. (Question de principe).
Il est passé par presque tout, métal, buffalo, ragga, survêt à pression, makina, malibu coco,
bouts de fer saveur tétanos aux oreilles, tatoo tribal, compil dance 95… et s’est relevé de ces quelques cendres
Il n’a jamais pratiqué le rollerblade ni Lara Fabian et en est fière.
(Sœurs, frères, j’espére que je ne me trompe pas et que vous ne me décevrez pas sur ce point).
Pour faire court, un MoïMoïen, c’est comme un Labrador.
C’est mignon-mignon, attachant et fidèle. Mais, c’est un peu lourd.
« Rejoins l’amical, adhère ! »